Pourquoi il est bon de faire du sport pour le cerveau, à tout âge 

Je vous invite à découvrir le très intéressant article écrit par C. Blondel et M. Rochas pour Cortex Mag : Pourquoi il est bon de faire du sport pour le cerveau, à tout âge  J’en reproduis ici le de début et vous invite à le découvrir entièrement sur le site Cortex Mag.

Courir, nager, danser ou même simplement jardiner. Avoir une activité physique régulière a des conséquences positives sur le cerveau à chaque étape de notre vie, qu’il s’agisse de l’enfance pendant lequel se joue le développement cérébral ou de la vieillesse au cours de laquelle la préservation des capacités cognitives est capitale. De quoi parle-t-on ? Explications.

Dès les premiers pas de l’humanité, notre espèce s’est façonnée à travers le mouvement. Nos ancêtres parcouraient des kilomètres chaque jour pour survivre, explorer et interagir avec leur environnement. Cette adaptation à l’effort physique n’était pas seulement une question de muscles ou d’endurance : elle a également sculpté notre cerveau et nos capacités cognitives.

Si, en général, l’activité physique est définie comme “un mouvement corporel produit par des muscles squelettiques qui entraîne une dépense d’énergie”  qu’il s’agisse de marcher, courir, danser ou jardiner – celle-ci implique bien plus qu’un simple coût énergétique. L’activité physique nécessite des besoins et entraîne des effets sur la cognition qui façonnent notre développement dès les premières années de vie et qui contribuent au maintien de nos capacités intellectuelles à mesure que nous vieillissons.

La production de nouveaux neurones a lieu toute la vie.

Caractérisé par son incroyable plasticité, le cerveau humain a des besoins énergétiques colossaux à couvrir. Pour ce faire, le cerveau consomme – et ce, dès le plus jeune âge – près du quart des apports en oxygène que nous inhalons chaque jour, alors que sa masse ne représente environ que 5 % de celle de notre corps.

En augmentant l’irrigation sanguine du cerveau, l’activité physique concourt au développement de cet organe vital. Elle stimule le processus d’angiogenèse, c’est-à-dire la fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins, qui permettent ensuite d’augmenter l’apport en oxygène et en sucre comme le glucose. Ces composés sont en effet fondamentaux pour la maturation du jeune cerveau mais aussi, de façon générale, pour le fonctionnement cérébral.

Bien qu’ayant cours tout au long de la vie, la production de nouveaux neurones (on appelle cela la neurogénèse) est à son apogée chez l’enfant. En encourageant les plus jeunes à faire de l’exercice physique, on favorise ainsi l’apparition de changements positifs dans certaines de leurs structures cérébrales. L’hippocampe par exemple, qui est le centre de l’apprentissage et de la mémoire, verrait son volume augmenter de façon significative du fait de la croissance d’un plus grand nombre de neurones.

La pratique d’une séance de course rapide concourrait à un meilleur apprentissage du vocabulaire.

Au-delà de ces effets biologiques dont les fruits sont visibles avant tout sur le long terme, on sait aussi que des séances d’activité physique (modérée ou intense), même de courte durée (20 à 30 minutes), peuvent présenter des bénéfices immédiats : la capacité d’attention s’en trouve augmentée, les facultés d’apprentissage des enfants se voient améliorées. En 2007, une étude s’est ainsi penchée sur les capacités scolaires de jeunes en bonne santé selon qu’ils effectuaient ou pas une séance sportive avant leurs exercices de classe. Les résultats ont montré que la pratique d’une séance de course rapide (sprint intense) concourrait à un meilleur apprentissage du vocabulaire : sa mémorisation se voyait augmentée de 20%. Cette amélioration était par ailleurs associée à une augmentation de certaines substances neurobiologiques, comme le BDNF (une protéine importante qui joue le rôle de facteur de croissance des neurones) et les catécholamines, impliquées dans la plasticité cérébrale.

En pratiquant une activité physique avant une tâche intellectuelle, l’enfant -ou l’apprenant- se voit offrir une « pause active » qui lui permet de recharger ses réserves attentionnelles. Il est mieux préparé à alterner son attention et à traiter efficacement des consignes complexes, comme écouter une leçon tout en prenant des notes.

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