Le témoignage d’Emilie

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Image parPeggy und Marco Lachmann-Anke de Pixabay

Ma fille a été diagnostiquée dyspraxique, dyslexique (et tout le cortège qui va avec) à l’âge de 7 ans après une errance médicale de quelques années. Elle était en échec scolaire et perdait progressivement confiance en elle. Les gestes du quotidien, tels que s’habiller, se laver les dents… lui demandaient des efforts intenses et l’épuisaient. Elle commençait également à se mettre à l’écart de ses camarades car tout sport lui semblait impossible : la course, l’apprentissage du vélo ou encore la natation. Sans parler bien sûr de tous les jeux de ballon qui demandent de la coordination et de l’anticipation.

Nous avons commencé dès ses 5 ans une rééducation avec une psychomotricienne. Puis à 6 ans, une rééducation orthophonique en plus, lorsque nous avons compris que l’entrée dans la lecture et l’écriture ne se faisait pas normalement. Grâce au diagnostic enfin posé par une neuropédiatre à ses 7 ans, nous avons pu trouver des professionnels compétents (psychomotricien, orthophoniste, ergothérapeute) qui ont accompagné ma fille plusieurs fois par semaine. Les progrès ont commencé à se faire sentir mais tout restait compliqué. Elle avait beaucoup de douleurs physiques, était hypertonique des membres et hypotonique du dos et de la langue…

Alors nous avons décidé de nous tourner vers une nouvelle vision de ses troubles et c’est ainsi que j’ai découvert la notion de dysproprioception et le Dr Q. Nous avons rempli son questionnaire et il nous a rapidement donné rendez-vous. Nous avons traversé la France pour le rencontrer. Et là, le premier RV m’a littéralement bluffé. J’ai eu la sensation que ma fille était enfin comprise et que ce traitement l’aiderait forcément. Il faut dire que son trouble dysproprioceptif était évalué à 9/10. Le Dr Q. lui a posé immédiatement des Alph, puis la semaine suivante nous avons récupéré ses lunettes à prisme ainsi que ses semelles. Ma fille, qui n’avait jamais voulu porter ses précédentes lunettes de repos, a alors essayé ses nouvelles lunettes à prisme avec un peu d’inquiétude. Mais après quelques minutes un peu compliquées pendant lesquelles ma fille était légèrement désorientée, cette dernière n’a plus jamais voulu enlever ses lunettes.

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Image parPezibear de Pixabay

Dès le lendemain de la mise en place de l’intégralité du traitement (lunettes, semelles, respiration…), nous avons noté avec mon mari un grand changement dans la personnalité de notre fille. Elle rayonnait d’une nouvelle confiance en elle. Elle prenait la parole dans un groupe, alors qu’avant elle se faisait la plus discrète possible. Elle marchait plus assurément, descendait les escaliers de manière plus fluide. Puis la semaine suivante, un énorme pas a été fait. Elle, qui n’arrivait pas du tout à faire du vélo, s’est mise à pédaler seule et sans petite roue ! Même sur le plan des apprentissages scolaires, les progrès se sont rapidement fait sentir. Son orthophoniste nous en a d’ailleurs fait la remarque. Au bout d’un an, nous sommes retournés voir le Dr Q. qui nous a annoncé que notre fille était désormais rééquilibrée avec son traitement. Nous suivons ce traitement depuis 3 ans. A priori, ma fille devra encore garder ses prismes le temps de sa croissance pour s’assurer que sa scoliose ne s’aggrave pas. Mais je dois avouer que depuis maintenant un an, nous avons stoppé les exercices de respiration. Cet arrêt ne semble pas avoir entravé les bons résultats du traitement, mais je pense que ma fille a la chance d’être très réceptive aux prismes ainsi qu’aux semelles. Ce traitement a considérablement amélioré son confort de vie, ses douleurs ainsi que l’efficacité de ses séances de rééducation. Bien sûr, il ne faut pas oublier tous les efforts que ma fille doit faire au quotidien pour progresser mais sans tout ce que le Dr Q. a mis en place, les résultats ne seraient pas aussi probants.

Ci-dessous, voici une image du premier bilan de ma fille fait en CE1 et à côté le dernier fait en CM2 :

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Pour voir un agrandissement du cahier et bien pouvoir évaluer les progrès dans l’orthographe des mots, cliquez sur le PDF ci-dessous :

Cahier de la fille d’ Emilie