Proprioception et mouvement : l’innervation sensitive de l’appareil moteur

L’article Rééducation Proprioceptive par Vibration Tendineuse , paru dans le N°23 – PROFESSION KINÉSITHÉRAPEUTE, p 11 à 16, a été écrit par JEAN-PIERRE ROLL, PROFESSEUR DE NEUROSCIENCES UNIVERSITÉ DE PROVENCE / CNRS MARSEILLE.

J’ai trouvé intéressante son introduction qui décrit les grandes lignes du fonctionnement physiologique de la proprioception, avec ses différents récepteurs. On y voit à quel point les récepteurs musculaires sont à la base du sens du mouvement ( suivez mon regard concernant la dyspraxie  😉 ):

 

L’innervation sensitive de l’appareil moteur

L’appareil moteur dans sa totalité est richement innervé au plan sensoriel qu’il s’agisse des muscles, des tendons et ligaments ou des articulations. Il s’agit principalement de mécanorécepteurs sensibles à l’état et aux changements d’état des tissus qui les contiennent. Les informations qui en sont issues, conjointement à celles provenant de la peau, alimentent des boucles sensorimotrices distribuées à tous les niveaux du névraxe et se projettent au niveau cortical où elles sont à la base de nos représentations motrices.

Ces informations sensorielles multiples, à la base du sens du mouvement et des postures corporelles, contribuent à la programmation centrale de nos actions et à la mise en place et l’actualisation de la mémoire motrice.

Il est aujourd’hui établi que les diverses catégories de mécanorécepteurs assurent des fonctions distinctes et fonctionnellement complémentaires. Brièvement : les récepteurs articulaires ont pour principale mission de « protéger » les articulations dans leurs plages extrêmes de fonctionnement.

Les récepteurs tendineux de golgi codent les forces actives et passives auxquelles sont soumis les tendons et contribuent à l’élaboration du « sens de l’effort ».

écrire sur le cerveauLes récepteurs musculaires, quant à eux, codent avec une précision extrême les positions articulaires et les mouvements et sont à la base de la kinesthésie ou sens du mouvement. Ils délivrent à chaque instant au Système Nerveux Central le « compte rendu » de chaque action que nous exécutons en terme de direction et de vitesse. Véritables « signatures sensorielles » de chacun de nos actes, ces messages peuvent être comparés à des « codes-barres neurosensoriels » particuliers à chacun de nos actes moteurs (figure 1).

L’article dans son intégralité : là. 

Note : Image d’entête issue de la vidéo Proprioception musculo-tendineuse et articulaire de Anatomie 3D de Lyon, très intéressante  pour visualiser le fonctionnement de ces récepteurs :

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