Danse, mouvement et cognition

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Nous avons déjà vu, avec le livre de la neurobiologiste Lucy Vincent, l’importance du mouvement et de la danse pour notre bien être physique et intellectuel.

La danse met en action de vastes zones du cortex cérébral ainsi que plusieurs structures cérébrales profondes, qui reflètent les contributions proprioceptives et somatosensorielles à l’intelligence spatiale de cette activité.

Je vous propose un extrait d’un article très intéressant de the Conversation, écrit par Professeur, Psychology Department, Bishop’s University) sur le pouvoir curatif de la danse dans la dépression et la maladie de Parkinson.

Dans cet article, elle fait un premier constat sur son travail de recherche, qui trouve ici un écho particulier, au vu de l’hostilité que rencontre l’hypothèse de l’origine proprioceptive de certains troubles des apprentissages.

En tant que chercheure en neurobiologie comportementale et en psychiatrie, je me suis concentrée pendant une vingtaine d’années presque exclusivement sur le cerveau et la santé mentale, en négligeant le reste du corps.

J’ai fait mes études à la fin des années 1990, la décennie du cerveau. Fascinée par la complexité de cet organe, j’ai complètement oublié qu’il faisait partie de l’organisme, qu’il était intimement lié et en interaction avec le corps entier.

Mais un passage nous intéresse plus particulièrement, puisqu’il décrit les apports de la danse , et donc du mouvement, à la cognition  :

La danse nécessite généralement l’apprentissage de séquences de pas et de mouvements dans l’espace, en coordination avec la musique. En d’autres termes, elle exige un engagement physique et cognitif important et, à ce titre, elle devrait améliorer non seulement le tonus musculaire, la force, l’équilibre et la coordination, mais aussi la mémoire, l’attention et le traitement visuospatial.

En comparant le travail avec la danse sur une assez longue période (six et dix-huit mois) à l’entraînement physique conventionnel, plusieurs études ont constaté des améliorations de l’attention et de la mémoire verbale et de la neuroplasticité chez les personnes âgées en santé. Les chercheurs ont également observé des améliorations de la mémoire et des fonctions cognitives chez les personnes âgées souffrant d’une légère déficience cognitive après un programme de danse de 40 semaines.

De plus, une méta-analyse récente comprenant sept essais contrôlés randomisés qui ont comparé les effets de la danse-thérapie à des interventions non liées à la danse dans la maladie de Parkinson a révélé que la danse était particulièrement bénéfique pour les fonctions exécutives, qui permettent de planifier, d’organiser et de réguler nos actions.

 

Ces améliorations des fonctions cognitives étant liées à des modifications de la structure du cerveau, consécutives à la pratique de cette activité :

Une revue systématique descriptive récente comprenait huit études bien contrôlées, qui ont toutes démontré des modifications dans la structure du cerveau à la suite d’un travail avec la danse. Ces changements incluaient : une augmentation du volume de l’hippocampe et du parahippocampe (qui jouent un rôle dans la mémoire), une augmentation du volume de la matière grise dans le gyrus précentral (qui joue un rôle dans le contrôle moteur) et l’intégrité de la substance blanche dans le corps calleux (qui joue un rôle dans la communication entre les deux hémisphères).

 

Lire l’article dans son intégralité :

De la dépression à la maladie de Parkinson : le pouvoir curatif de la danse

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