Lire les sons dans sa tête

alphabet-1223623_1920Tiens donc, dans les grandes avancées scientifiques de l’INSERM de 2019, on découvre que lire des sons dans sa tête se passe dans le cortex visuel de l’hémisphère gauche !

Et si on lisait avec nos yeux ? 😎

Et si les deux physiciens, Albert Lefloch et Guy Ropars, chercheurs à l’université de Rennes, pour qui la cause de la dyslexie est anatomique et se niche dans une minuscule zone des yeux (les tâches de Maxwell), avaient raison ? (Leur étude a été publiée dans la prestigieuse revue scientifique The Royal Society. )

Voici donc une capture d’écran de la publication « Lire des sons dans sa tête », en page 6 du rapport d’activité de l’INSERM : « Les avancées scientifiques de l’année 2019 »

cortex visuel

 

Et voici une vidéo où le Pr Laurent Cohen (Sorbonne Université/AP-HP) à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM) explique que les chercheurs ont identifié une région cérébrale du cortex visuel qui serait responsable de la reconnaissance des graphèmes, c’est-à-dire des lettres ou groupes de lettres transcrivant un son élémentaire de la langue parlée (phonèmes) :

 

cerveau et psycho articlejpgEnfin, un article du magazine Cerveau et Psycho (N°118, Février 2020, p 11) écrit par Sébastien Bohler, nous apporte des informations complémentaires sur cette zone cérébrale « aire reliée au graphèmes », qui a été abrégée « ARG ».  Cet article explique que l’aire ARG se développe graduellement au fil de l’apprentissage de la lecture. Au début, elle servirait à déchiffrer les mots écrits afin de les décomposer en phonèmes, avant de céder progressivement la place à d’autres aires de reconnaissance des la forme des mots qui donne l’accès au sens plus rapidement sans passer par une décomposition de l’écrit en petites unités. Mais selon l’auteur :

« Elle resterait active chez les personnes lisant de manière moins fluide. Ce qui pourrait ouvrir de nouvelles pistes de recherche sur les troubles de la lecture »

NDA : On imagine à quel point le phénomène de pertes  visuelles aléatoires dont sont victimes les enfants présentant une dysfonction proprioceptive doit être pénalisant pour établir la correspondance entre graphèmes et phonèmes chez l’enfant qui apprend à lire, alors que celle-ci est essentielle pour lire correctement. Cette difficulté pourrait empêcher le cerveau de céder la place à d’autres aires de reconnaissance de la forme  des mots, et donc d’automatiser la lecture.

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