Courrier Version Fémina

Dans la rubrique Courrier du magazine Fémina du 29 novembre 2020 (N°974) figurait un article qui m’a interpelée car il y était question d’un enfant de 12 ans dys et souffrant d’encoprésie. Et depuis le mois de février de cette année, rien ne va plus pour lui à ce niveau, il lave ses slips, mais l’incompréhension règne dans la famille. Il se trouve que cet enfant a été adopté il y a 10 ans, et le Pr Rufo, dans sa réponse à cette maman, évoque les problèmes « originaux » que posent les enfants adoptés à l’adolescence, faisant le constat d’une régression encoprétique chez ce garçon, comme lorsqu’il était le bébé accueilli par cette famille. Il recommande qu’il continue de parler avec un psy, suggère à la maman de lui faire confiance et de lui dire pour le rassurer qu’il peut se guérir et se débarrasser de ce symptôme régressif et archaïque.

Parler avec un psy ne peut évidemment pas faire de mal à cet enfant, pour autant ce témoignage m’a touchée, car il m’a rappelé mon propre fils dys et encoprétique, pour lequel la prise en charge proprioceptive a été la fin de ce cauchemar. Et ci cet enfant, par ailleurs loquace, vif, charmeur et très intelligent, était lui aussi touché par une dysfonction proprioceptive ?

J’ai donc décidé, avec l’accord du CA de Sensoridys, d’écrire une lettre à Version Fémina en tant que Présidente de Sensoridys, mais aussi en tant que maman d’un enfant ex-encoprétique et dys. Là voici (clic sur l’image) :

Image d’en-tête par Gerd Altmann de Pixabay 

4 réflexions sur “Courrier Version Fémina

  1. Audrey

    Bonjour, nous sommes de nouveaux adhérents et sommes au tout début de notre démarche. Nous sommes entrain de constituer le dossier et nous devons rappeler la secrétaire pour un rdv avec le Dr Quercia pas avant le deuxième trimestre 2021.
    Notre fils de 10 ans est un enfant multi dys et souffre d encopresie depuis toujours, votre courrier m’a énormément ému car nous avons depuis des années vu des gastro enterologues pedopsychologues et rien n’y fait nous n’avancons pas . Ni dans le problème d encopresie ni dans ses problèmes de dys . Votre courrier nous redonne espoir.

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  2. Baraton

    Bonjour, je suis une maman de 3 enfants dyspropriocetifs dont un souffrant d’encopresie depuis toujours (7 ans) . Après des années de suivi au CHU (prise de forlax tous les jours ) et par une psychologue, nous commençons à voir une amélioration. En effet, le docteur Q nous a orienté vers la méthode Guillarme qui n’est pas du tout évidente pour un enfant de cet âge là mais qui nous permet d’avoir des accidents que de temps en temps et non quotidiennement. Même si c’est encore dur psychologiquement pour notre fils qui à chaque période d’accalmie reprend espoir et repère cette confiance à chaque période de crise. J’espère pouvoir parler de ça au passé dans quelques temps 😉. Merci pour ces témoignages car c’est une maladie dont on parle peu, souvent associée à un blocage psychologique ou choc émotionnel alors qu’elle peut être que purement physique !

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    1. Merci à vous pour ce témoignage. Effectivement, c’est un sujet tabou qu’on évoque peu. Alors que l’encoprésie est très invalidante pour la vie sociale de l’enfant, son estime de soi, etc., et encore plus si on lui dit que c’est psychologique et donc de sa faute. Je ne me souviens plus du temps exact qu’il avait fallu pour que le traitement proprioceptif vienne à bout de l’encoprésie de notre fils, je dirais un an à 18 mois. Bon courage. Le meilleur est à venir !

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