Le cervelet : chef d’orchestre méconnu du temps cérébral

Je vous invite à découvrir les très intéressants travaux de chercheurs du CNRS qui explorent ‘les secrets du cervelet, ce « petit cerveau » qui, en synchronisant notre corps et notre esprit, s’avère indispensable à nos fonctions motrices et cognitives ».

En effet, cervelet et proprioception sont très liés, puisque c’est le cervelet qui gère la proprioception inconsciente (soit 95% des informations proprioceptives) :

Au delà du rôle très connu du cervelet dans le contrôle moteur, cet article nous permet de découvrir le rôle qu’il joue dans la gestion du temps. Or, la difficulté à se repérer dans le temps est souvent un signe d’alerte chez nos enfants dys, c’est pourquoi je vous propose de lire cet article dont je rapporte ici l’introduction et la conclusion :

Quel est le point commun entre rattraper une balle de tennis lancée à vive allure, synchroniser nos dix doigts au piano, ou maintenir notre équilibre sur une surface instable ? Tous ces exploits impliquent le cervelet, et plus précisément sa remarquable capacité à contrôler nos actions et gérer le temps. Dans son laboratoire, à Strasbourg, Philippe Isope explore les secrets de ce « petit cerveau » qui synchronise notre corps et notre esprit à la milliseconde près. Véritable maître du temps, il s’avère indispensable à bien de nos fonctions motrices et cognitives.

Si le rôle du cervelet dans la coordination motrice est connu de longue date – il fut même longtemps cantonné à cette unique fonction –, les neurosciences révèlent aujourd’hui une dimension plus fondamentale et surprenante : ce « petit cerveau » est avant tout un calculateur temporel exceptionnel. […]

Vers de nouvelles pistes thérapeutiques

En définitive, démêler les secrets du calcul temporel cérébelleux et comprendre sa fine organisation est la clé pour ouvrir des perspectives thérapeutiques nouvelles. Mieux cerner comment le timing précis est affecté dans chaque pathologie est essentiel pour envisager des approches plus ciblées.

L’objectif n’est alors souvent pas tant de « réparer » un câblage altéré que d’exploiter la plasticité cérébrale restante, comme le résume Philippe Isope : « C’est cette logique que j’aimerais appliquer : utiliser le cervelet comme un outil pour réentraîner les réseaux cérébraux afin de permettre une réadaptation en cas de pathologie en utilisant des stimulations cérébrales non-invasives ». Avec à terme pour objectif de transformer sensiblement la prise en charge de plusieurs maladies neurologiques et psychiatriques, offrant ainsi un nouvel espoir aux patients.


Voir aussi cette réponse du Dr Patrick QUERCIA à la question d’un enfant dysproprioceptif : « Pourquoi ai-je du mal à me situer dans le temps ? « 

Images par Peggy und Marco Lachmann-Anke et OpenClipart-Vectors de Pixabay

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