La neuroplasticité : quand le cerveau se réorganise pour guérir

Voici un article très intéressant de Hugues Duffau dans  The Conversation France, qui n’est pas sans rappeler sa conférence : « L’erreur de Broca. Pour en finir avec 150 ans d’erreurs sur le cerveau »

Le traitement proprioceptif s’appuie sur cette neuroplasticité.

Extrait :

Hugues DuffauInstitut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)

Une zone cérébrale, une fonction : pendant plus d’un siècle, il a été clamé que le cerveau fonctionnait selon un modèle dit localisationniste, dans lequel une zone cérébrale était censée correspondre à une fonction donnée (mouvement, attention, langage ou affect).

[…]

Un ensemble de circuits complexes et multiconnectés

L’essor récent des neurosciences cognitives, basées notamment sur les avancées technologiques de l’imagerie cérébrale fonctionnelle, a effectivement permis d’évoluer vers de nouveaux modèles d’organisation du système nerveux.

Ces derniers reposent sur un fonctionnement en circuits complexes, distribués, chacun connectant de nombreuses zones corticales reparties sur l’ensemble des deux hémisphères. Les circuits générent, grâce à leur synchronisation les fonctions cérébrales, depuis les plus unitaires (comme la vision ou la sensibilité) jusqu’aux plus intégrées (comme la prise de décision ou la créativité).

Les interactions sont en effet infinies entre les différents sous-réseaux. Le réseau du langage, par exemple, implique non seulement le sous-réseau de la production orale de la parole, mais aussi celui participant au traitement syntaxique ou sémantique de l’information verbale ainsi qu’entre plusieurs réseaux, comme ceux impliqués dans la mémoire à court terme et l’attention.

La neuroplasticité : quand le cerveau se réorganise pour guérir

Cette organisation dynamique explique pourquoi le cerveau humain a une capacité massive de neuroplasticité : il est doué d’un potentiel de redistribution, à court, moyen et long-terme, afin d’optimiser son fonctionnement et de s’adapter aux diverses sollicitations. Ainsi, les processus cérébraux ne sont pas immuables mais reposent sur une succession d’états d’équilibre avec réorganisation perpétuelle, en réponse à des facteurs à la fois intrinsèques et environnementaux.

Cette neuroplasticité permet le développement cérébral, elle sous-tend l’apprentissage, et rend possible la compensation fonctionnelle lors du vieillissement mais aussi à la suite d’éventuels dommages cérébraux (tels que des traumatismes, lésions vasculaires ou tumeurs).

L’article original à lire dans son intégralité :

Comment le cerveau se reconstruit après une opération

 

Hugues Duffau, Neurochirurgien, professeur des universités – praticien hospitalier CHU Montpellier, Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)

Cet extrait d’ article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons.

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