Les troubles respiratoires du sommeil

Dans cet épisode d’ « Orthos Power », le « podcast des orthophonistes inspirés et inspirants », consacré aux troubles respiratoires du sommeil, Morgane nous parle de l’impact de ces troubles sur la croissance oro-faciale, sur les apprentissages, mais aussi sur la qualité de vie globale du patient.

Il sera également question des apnées obstructives du sommeil, du côté délétère de la ventilation buccale, et des indications de chirurgie maxillo-faciale (Clic sur l’image).

Podcast très intéressant, où cette orthophoniste nous explique que les enfants qui ronflent, ou ont des troubles du sommeil, sont plus à risque d’avoir de faibles performances scolaires, plus à risque de développer un trouble de l’attention, avec hyper activité notamment. Morgane nous avertit du fait qu’il y a vraiment beaucoup d’enfants pour lesquels on confond ces troubles du sommeil avec un TDA/H, car ces enfants mettent en place des mécanismes de compensation pour rester éveiller, ils ont tendance à s’activer pour compenser. Rien que le ronflement est un véritable facteur de risque de développer des troubles cognitifs, en particulier liés à la mémoire. Et au delà du ronflement, le simple fait de respirer par la bouche est tout aussi délétère, on observe les mêmes conséquences, les mêmes troubles cognitifs, les mêmes troubles des apprentissages. Cela ressort clairement des revues systématiques de la littérature, le plus haut niveau de preuve scientifique. Morgane ajoute que tout orthophoniste devrait poser quatre questions dans son anamnèse aux parents, à propos de leur enfant :

  • Dort-il la bouche ouverte ?
  • Ronfle-t-il ?
  • A-t-il le nez qui chatouille ? (Signe d’allergie)
  • Bave-t-il sur son oreiller ?

Ces quatre questions ont été publiée en 2008 et sont significativement corrélées avec la respiration buccale (NDA : On notera que trois d’entre-elles figurent dans le questionnaire d’orientation du SDP).

Par ailleurs, plus loin dans le podcast, Morgane nous parle d’approches de rééducation qui font appel à des éléments de proprioception, pour essayer de se refaire une image de ce qui se passe dans sa bouche, pour se réapproprier un « nouvel environnement ».

Enfin, dans son mot de la fin, elle nous explique que la capacité à se poser des questions et à se remettre en question est un véritable atout pour les orthophonistes. Cette capacité à se poser des questions permet de prendre en compte des avis divergents et de prendre ce qu’il y a de meilleurs dans chaque approche pour pouvoir proposer à son patient ce qu’on estime être le mieux pour lui (NDA : un certain nombre d’orthophoniste devrait en prendre de la graine …). Bref, un vrai plaisir à écouter !

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