Neurosciences et Foire d’Empoigne

Il y a cinq ans, j’avais écrit un article sur mon blog avec ce même titre, il n’a pas pris une ride. J’y donnais notamment un superbe extrait du livre « Les secrets de votre cerveau » de Stéphane Marchand , journaliste scientifique, où il décrivait la foire d’empoigne qu’est le monde des neurosciences : « un pugilat sans loi ni règles, la recherche pour le meilleur et pour le pire ».

A l’époque j’étais plus naïve qu’aujourd’hui, je ne comprenais pas trop la situation dans le cadre de la prise en charge proprioceptive des troubles dys. Je pensais que les médecins et les chercheurs étaient des gens instruits, cultivés, des sages. Pourquoi se comportaient ils de cette manière ?

Et puis il y a eu le Covid… Et là, j’ai mieux compris !

Qu’ils se comportent entre eux comme nos amis gaulois n’aurait finalement pas grande importance – sauf pour l’image qu’ils donnent de la recherche et de la médecinesi cela n’avait pas de conséquences sur les patients et leurs familles.


S’agissant de la prise en charge proprioceptive, ce sont les familles qui paient très cher la facture de leur comportement : beaucoup de souffrances et de larmes, parfois l’arrêt du traitement face aux obstacles rencontrés avec perte de chance pour l’enfant (médecins scolaires, rééducateurs, enseignants, familles hostiles), parfois des menaces d’information préoccupante (j’ai eu le cas pour un de mes adhérents), parfois des divorces (une adhérente m’a clairement dit que cette prise en charge avait été à l’origine de son divorce), etc.

Alors, quand est-ce que l’on arrête la casse ? A quand une prise de conscience des dégâts sur les familles ?

Et après tout cela, ce petit monde s’étonne que le grand public se détourne de la science et de la médecine ?

Il faudrait commencer par balayer devant sa porte…

2 réflexions sur “Neurosciences et Foire d’Empoigne

  1. Avatar de MESTAIS MESTAIS

    Vous avez parfaitement raison. Plus de 10 ans que nous voyons ce petit monde se déchirer et toujours pas de consensus médical ou tout du moins d’échanges posés et intelligents, d’ouverture d’esprit, d’écoute entre les chercheurs. Cela se répercute sur les professionnels de santé. Et tout en bas, sur les patients. Qui sont majoritairement des enfants.

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