IMPORTANCE DES REPRÉSENTATIONS SENSORIMOTRICES DANS LE DÉVELOPPEMENT D’UNE MOTRICITÉ HARMONIEUSE ET EFFICACE

Je vous propose de visionner cette visioconférence que j’ai trouvé très intéressante, où Christine AssaïanteMd PhD Directrice de Recherche au CNRS, Université Aix-Marseille, nous présente ses travaux sur les représentations sensorimotrices dans le développement de l’enfant. Pour parler plus simplement, elle nous présente des travaux, dont les siens, sur la construction du schéma corporel chez l’homme, depuis la petite enfance jusqu’à l’âge adulte.

Elle démarre avec le couplage perception-action et les neurones miroirs, évoque la prédominance de la vision sur la proprioception (à noter que le traitement proprioceptif utilise cette propriété pour modifier la proprioception en leurrant le cerveau grâce aux prismes « posturaux »), explique comment s’élaborent les représentations internes du corps en mouvement (ou schéma corporel). Elle présente la manière dont est mesurée l’acuité proprioceptive (c’est cette méthode qui a été utilisée à Dijon pour montrer que les dyslexiques ont tous une dyfonction proprioceptive et que leur capacité en lecture est corrélée à leur acuité proprioceptive), comment celle-ci croît au cours de l’enfance pour atteindre son apogée chez le jeune adulte pour commencer ensuite à diminuer à partir du « middle-Age », et encore plus chez la personne âgée (en restant toutefois de meilleure qualité que chez l’enfant de 8-10 ans). Elle montre que les représentations internes du corps en mouvement, qui assurent une motricité efficace et harmonieuse, est en lien avec la mise en place des fonctions exécutives telles que l’anticipation, l’adaptation, l’apprentissage. Elle termine enfin en expliquant l’imagerie motrice qui est utilisée pour évaluer la qualité des représentations internes du corps en mouvements. Imaginer une action, c’est la concevoir sans la réaliser, c’est donc se baser sur les mêmes représentations sensorimotrices (représentations internes du corps en mouvement). Quand ces représentations internes sont bien robustes, la durée du mouvement imaginé est la même que celle du mouvement exécuté, on dit qu’il y a isochronie. Or, de plus en plus d’études montre qu’il y a une atteinte de ces représentations internes du mouvement chez les enfants présentant des troubles neurodéveloppementaux, notamment dyspraxiques, mais aussi dyslexiques.

Rebecca Marchetti, doctorante du laboratoire de Christine Assaïante, nous prépare d’ailleurs un article de vulgarisation sur une de leurs dernières études : Effet de la comorbidité sensorimotrice dans la dyslexie développementale : entre déficit phonologique et atteinte des représentations internes de l’action.

Je vous invite donc à visionner cette visoconférence, déjà d’un bon niveau scientifique, mais néanmoins accessible à toute personne ayant des notions dans le domaine de la proprioception (Clic sur l’image) :

Il y a sur ce site d’autres conférences en rapport avec la proprioception et le développement des enfants qui peuvent être intéressantes à visionner.

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