La semaine dernière a eu lieu la journée de conférences ayant pour thème « SENSORIMOTRICITE, PERCEPTION, ACTION et APPRENTISSAGES » à l’université de Bourgogne. La veille, j’ai eu le plaisir de présenter Sensoridys à un peu moins d’une centaine de professionnels de santé titulaires du DU PATA, venus mettre à jour leurs connaissances dans ce domaine de recherche qui évolue très vite (Merci à Coralie Maspero pour la photo):

Nous avons eu le plaisir d’écouter, durant la journée de conférences du 6 juin, quatre conférenciers passionnés et passionnants :
- Thierry Pozzo, Professeur émérite de neurosciences à l’Université de Bourgogne et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France.
- Nathalie Bonneton-Botté, Maître de Conférences HDR dans le laboratoire L3C (Cognition, Comportement, Communication) de l’université de Bretagne occidentale et directrice adjointe en charge de la recherche à l’Institut National Supérieur du Professorat et de l’Education de Bretagne.
- Céline Cappe, chercheuse en neurobiologie au CNRS. Elle dirige l’équipe SLAM (Social, Learning, Auditory and Multimodality) au sein du Centre de Recherche Cerveau et Cognition de Toulouse.
- Patrick Quercia, ophtalmologiste spécialisé en ophtalmo pédiatrie. Ses activités de consultation sont centrées depuis plus de 20 ans sur le prise en charge proprioceptive des enfants présentant des troubles d’apprentissage. En parallèle, il conduit des recherches cliniques et fondamentales sur ce sujet au sein de l’unité INSERM 1093 Cognition-Action et plasticité Sensorimotrice de l’Université de Bourgogne (CAPS) :

Pour Sensoridys, la conférence du Dr Patrick Quercia présentait un caractère particulier, puisqu’il y présentait les résultats très intéressants de l’étude évaluant le lien entre proprioception, sommeil et dyslexie, en partie financée par Sensoridys .
Lire le Compte-Rendu de la Conférence.

La conférence de Céline Cappe sur l’intégration multisensorielle était aussi passionnante, faisant le lien entre intégration multisensorielle et divers TND comme la dyslexie ou l’autisme.
L’intégration multisensorielle est au centre de nos perceptions sensorimotrices. Contrairement à ce qu’on pensait jusqu’à il y a une vingtaine d’années, celle-ci ne se passe pas uniquement dans les aires associatives du cortex préfrontal, elle est précoce et à bas niveau d’intégration. Elle se passe aussi dans le Thalamus, et notamment le Pulvinar qui est un carrefour multisensoriel (visuel, auditif et somatosensoriel).
Chez le singe, il y a une facilitation multisensorielle, avec des temps de réaction plus courts pour des stimuli multisensoriels (audiovisuels) qui s’approchent.
Les neurones auditifs ou visuels répondent plus rapidement en présence d’un stimulus audiovisuel, plutôt qu’uniquement auditif ou visuel.
Une étude a montré qu’il y a une augmentation de l’excitabilité du cortex visuel par des sons, l’effet est encore plus fort pour des sons s’approchant.
Il a été montré qu’il existe des différences au niveau perception multisensorielle dans les troubles neurodéveloppementaux comme le TSA ou la dyslexie.
Voici quelques diapos de son exposé :






